dimanche, mars 26, 2017

Le temps l'emportera


Le stress, cette grande question. 
Aussi loin que je m'en souvienne j'ai toujours été quelqu'un de stressée. Mais vraiment stressée. J'étais du genre à ne pas pouvoir manger avant une interrogation d'histoire en CM1. Et plus le temps passait pire les symptômes étaient. Jusqu'à il y a environ un an où la situation est devenue ingérable. 

Quand trop de choses se passent, au bout d'un moment notre cerveau ne peut plus gérer. Je suis le genre de personne qui avait besoin de contrôler tout ce qui l'entoure. Tout devait être organisé, noté, codifié, pour que je sache quand faire les choses, comment les faire. Je faisais des tableaux de Pour et de Contre pour à peu près tout. Sauf que tout ça ne laisse pas de place à l'imprévu et quand il arrive on est totalement désemparé et là se pose deux solutions. Soit on prend du recul calmement, ce que j'étais incapable de faire, soit on encaisse et au bout d'un moment on explose. Et puis dans la vie il y a beaucoup de chose à prendre en considération, les études, le travail, la famille, le plan personnel, les amis, la vie sociale, les loisirs, le blogging, la santé, les impératifs, les envies. Enfin tout un tas de chose qui parfois ne va pas très bien, et il suffit du petit truc en trop pour que tout pète. 
C'est là qu'apparaissent les dépressions, l'isolement, l'angoisse. 

Pour vous parler un peu plus en détails de moi je pense que l'élément déclencheur a été mon accident du travail il y'a quelques années. En soi, c'est quelque chose qui peut arriver à tout le monde. Un accident de voiture en se rendant au travail, hôpital, côtes cassées et tout et tout. S'en est suivit une "bataille" pour déclarer l'accident du travail, gérer la situation avec un patron pas forcément très droit, et j'en passe. Pour le coup je ne rentrerai pas dans les détails parce que ça reste encore dur à encaisser. Bref, la rentrée arrive et là j'enchaine avec une année scolaire d'à peu prés 50 h/semaine, qui se termine par un stage parisien dans le domaine de la mode où clairement c'est loin d'être aussi idyllique qu'il n'y parait. L'année se termine, je suis sur les rotules, à bout et le verdict tombe. Dépression. Un mot que j'ai toujours et que je prends encore parfois avec des pincettes. Parce que c'est cliché de dire dépression, parce que les gens pensent qu'on dramatise, parce qu'on a pas le droit d'aller mal aujourd'hui. Mais un Burn Out c'est une forme de dépression. Pour ma part j'étais détruite, je pleurais sans cesse, pour rien, je prenais tout à coeur, j'avais l'impression d'être persécutée et je n'arrivais pas à parler. Et un jour ma maman a vu que ce n'était plus possible, elle m'a emmené chez un médecin. Et j'ai parlé durant un long moment, de tout ce que je ressentais, j'ai mis des mots sur ma douleur. Je suis donc passée sous traitement. Et comment vous dire. J'ai dormi pendant 3 jours, pour rattraper toutes mes insomnies peut être. Mais j'ai commencé à reprendre goût aux choses de la vie, petit à petit. C'est à ce moment là que j'ai pris Syam, ma boule de poil, qui, je crois, à été ma plus grosse thérapie. Encore aujourd'hui d'ailleurs. Quand ça ne va pas je la prends dans mes bras et même si elle râle (souvent) je me sens mieux.


Tout ça pour en venir à il y a un an où je me suis retrouvée submergée de changements à ne plus savoir quoi faire, j'avais développer une appétence à la crise d'angoisse. J'en faisais environ tous les 2 jours, j'étais en train de me détruire et détruire ma vie personnelle. Et j'ai dis stop. Parce qu'on a le droit de dire stop à ce qui se passe autour de nous et ce qui nous tombe dessus. On a le droit d'être humain et d'avoir besoin de souffler. Il était hors de question que je retombe aussi bas qu'avant et je voulais trouver une façon de vivre qui m'apaiserait et me permettrait de faire face au quotidien.


Je me suis donc éloignée de toutes mes sources de stress afin d'être libre et plus sereine.
Et là j'ai commencé à fouiner, à rechercher et découvrir pleins de trucs. 

Mon ostéopathe a été mon premier sauveur, il a aidé mon corps à se calmer, à se décontracter, à reprendre sa fonction première et a arrêter de me faire souffrir. Mon dos était tellement tendu à cause des tensions que certains jours je ne pouvais tout simplement plus marcher. J'avais déplacé ma colonne vertébrale et certains organes internes à force de laisser traîner. Il m'a donc calmé tout ça et j'ai appris à gérer mon stress pour pouvoir vivre décemment. 


Ma deuxième découverte a été les huiles essentielles. Alors coté placebo ou non, chez moi ça fonctionne et c'est tout ce que je demande. L'huile essentielle de Camomille Romaine en massage sur le plexus quand je sens le stress monter, ça fonctionne 9 fois sur 10. Donc je dis oui.

Ensuite je me suis mise au Yoga - Sophrologie et maintenant je fais du Yoga-Fitness. Ca me détend et me muscle en même temps donc je ne pouvais pas espérer mieux. 

Quand je ne me sens pas bien, que j'angoisse et que j'ai un peu de temps pour me poser je vais sur ce site et j'écoute la pluie tomber. Ça me détend immédiatement.


Et la dernière chose que j'ai comprise et pas des moindres c'est de respirer et relativiser.
Parce qu'une montagne est bien moins compliquée à monter pas après pas que si on veut se faire un sprint jusqu'au sommet.

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